Violin Phase, Anne Teresa de Keersmaeker au Festival Echelle Humaine,

C'était hier !

<Lafayette Anticipations>   

# Violin Phase, de Anne Teresa de Keersmaeker le 15  septembre 2018.

Ce 15 septembre, dans le cadre du Festival d'Automne, le nouveau lieu dédié à l'art contemporain, Lafayette Anticipations, accueillait par 3 fois le solo Violin Phase de Anne Teresa de Keersmaeker sur la musique de Steve Reich. Créée en 1981, cette pièce était dansée pour la première fois non pas par Anne Teresa de Keersmaeker qui s'était blessée quelques mois auparavant, mais par Yiuka Hashimoto. La jauge réduite du lieu et sa particularité architecturale permit d'apprécier le spectacle de cette pièce majeure. La vue en plongée des étages supérieurs, sur le plateau en contre bas immaculé de sable blanc sur lequel la danseuse dessinait une rosace par ces déplacements, offrait une vue exceptionnelle sur les mouvements du corps et le jeu de balancier des bras en particulier. 
La pièce chorégraphique achevée, ce fut au tour de la chorégraphe en personne d'offrir une conférence dansée dans laquelle elle revint sur la genèse de ce solo et sur sa conception de la danse et de la chorégraphie, tout en esquissant des mouvements de circulation qui n'étaient pas sans rappeler le solo précédemment dansé. Comme une figure du palimpseste. Et ce fut un très beau moment partagé.

# Already made, de Andros Zins-Browne le 19 septembre.
Même lieu, et même festival mais pour une performance d'un autre genre d'un jeune chorégraphe sorti de l'école P.A.R.T.S. De 11h à 20h, 3 danseurs ont investi les différents niveaux du bâtiment pour dérouler chacun leur propre séquence chorégraphique qui à mesure que le temps passe se trouvera altérée par des souvenirs et des éléments autobiographiques, voire même des chansons ou discussions entamées avec le public. Ce genre de performance ne peut évidemment s'apprécier à sa juste mesure que sur un temps long car c'est peu à peu qu'il est possible de saisir ce mouvement de déconstruction qui amène les danseurs à se départir leur savoir faire pour laisser émerger leurs histoires chorégraphiques personnelles.