Agenda novembre 2018

 C'est pour bientôt !

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< Le Musée de l'Orangerie >
# Noé Soulier, Mouvement sur mouvement le 5 novembre à 19h et 20h30.

Noé Soulier reprend ici dans la salle des Nymphéas de Claude Monnet son solo Mouvement sur mouvement, exercice fascinant que de voir la parole et le geste s’unir ou se défaire d’un instant l’autre. C’est l’occasion de découvrir dans un lieu unique et prestigieux ce chorégraphe dont on a parlé à de nombreuses reprises ici-même et qui, par ailleurs, présente sa dernière création à Chaillot.

   

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< Le 104 >

# Inoah de Bruno Beltrao, du 6 au 10 novembre.

Dans le cadre du festival d’automne, Beltrao revient avec sa compagnie Grupo de Rua qui a ses quartiers à Rio de Janeiro. Ce chorégraphe qui vient du hip hop, s’est fait remarquer il y a quelques années avec des pièces d’une incroyable intensité, ne se contentant pas de déplacer sur scène la danse issue de la rue mais d’en déconstruire les codes et de la confronter à d’autres pratiques artistiques, en tout premier lieu la danse contemporaine.
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< Le Centre Pompidou >

# Gaugemancy de Ali Moini du 9 au 11 novembre.

Ce chorégraphe iranien explore le mouvement à travers la contrainte. Il s’est fait connaître avec un solo dans lequel il était harnaché de couteaux. Cette fois-ci il présente une pièce de groupe et c’est avec quatre autres danseurs qu’il poursuit son exploration du mouvement sous la contrainte et la force.

# Jerada de Bouchra Ouizguen du 15 au 17 novembre.


Cette pièce est une création pour la compagnie norvégienne Carte Blanche de la chorégraphe marocaine.  Plus d'info par ici.
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< La Ménagerie de verre >

# Festival Les Inacoutumés du 13 novembre au 8 décembre.

C’est le festival incontournable de l’automne où la performance est à l’honneur. Danse, littérature, arts plastiques, musique s’hybrident les uns les autres dans des formes performatives souvent inhabituelles. Programmation complète par ici.
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< Théâtre national de la danse - Chaillot>

# Vagues de Noé Soulié du 14 au 17 novembre.

Dans une création pour 6 danseurs et 2 percussionnistes, Noé Soulier poursuit sa construction du mouvement chorégraphique en explorant les gestes coupés de leurs finalités : « C’est par leur caractère incomplet, par le fait qu’ils sont toujours en relation avec quelque chose d’absent, que les gestes des Vagues peuvent devenir un support où se projettent des expériences passées et mettre en mouvement l’histoire physique du spectateur. »
A noter un bord de plateau pour s’entretenir avec chorégraphe et danseurs à l’issue de la représentation du 15. Réservation par ici.










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< Centre Wallonie-Bruxelles >

# Variations sur l'immobile de Fré Werbrouk du 22 au 23 novembre. 

Le CWB reprend sa programmation ‘On y danse’, rendez-vous mensuel de la danse de nos amis Belges à Paris et dont la scène chorégraphique est particulièrement vivante. On a pu ainsi découvrir quelques belles Miniatures de la Cie Mossoux-Bonté au mois d’octobre. Pour ce prochain ‘On y danse’ de novembre, la chorégraphe Fré Werbrouk présente sa trilogie Variations sur l’immobile pour la première fois en France. Plus d’info et réservation par ici. Soulignons par ailleurs que le prix de la place plein tarif est à seulement 10€ au CWB, une autre bonne raison d’y aller.

C'était hier !  

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< Le Bal
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# Les Modulables de Joanne Leighton et la cie WLDN.

Le BAL, lieu d’exposition photographique près de la place Clichy, accueillait Joanne Leighton et sa compagnie WLDN dans le cadre du festival de danse Avis de Turbulence du Théâtre de l’Etoile du Nord. On découvrait pour la première fois cette chorégraphe avec 2 des danseuses de la compagnie pour une série de 6 pièces dansées in situ : Les Modulables. Pour notre part nous avons été particulièrement touchés par ce solo dansé sur une voix off qui décrit les tourments physiques d’une jeune femme (en raison d’un orteil supplémentaire). Le duo de fin quant à lui, par la bande son et le vocabulaire, évoquait une danse qui semblait vouloir nous emmener du côté du rituel et de la transe. Entre ces deux moments on aura pu noter une version dansée sur le Clapping Music de Steve Reich, comme un clin d’œil à celle de Anne Teresa de Keersmaeker programmée dans le cadre du festival d’Automne. Présente au festival Signes d’Automne du Regard du Cygne dont on a parlé plus haut, nous retournerons voir cette chorégraphe avec une réelle curiosité pour sa pièce I am sitting in a room.


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< Le 104 + Maison des Arts de Créteil
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# Anne Teresa de Keersmaeker avec le Festival d'Automne.

On a pu voir au cours de ce mois d’octobre 2 pièces emblématiques de Anne Teresa de Keersmaeker et de sa compagnie Rosas. La première Rosas Danst Rosas de 1983 signe la création de la compagnie éponyme. De cette pièce on connaît surtout le film qu’en a fait Thierry de May en 1996 dans une architecture moderniste du début du XXème siècle. Voir cette pièce dansée sur scène a permis de l’éprouver dans une temporalité différente et une unité de lieu dont ne rendait pas compte le découpage filmique. Outre le fait de voir un vocabulaire se préciser à partir de gestes simples (serrer le point, passer la main dans les cheveux, croiser les jambes, marcher, chuter, s’asseoir, etc.), ce sont les possibilités combinatoires d’unisson qu’on a pu voir se multiplier avec 4 danseuses (au lieu de 2 sur les pièces précédents).
Rosa danst Rosas ©Anne Van Aerschot
Avec Achterland qui date de 1990, Anne Teresa de Keersmaeker chorégraphiait enfin aussi pour des danseurs. Et l’on sent bien, en voyant cette pièce à quel point les interprètes femmes et hommes ne dansent pas encore ensemble : ils partagent la même scène mais restent quelque peu encore séparés les uns des autres, constituant deux bandes avec leur code et leur gestuelle propre. Il y a un certain côté West Side Story dans cette pièce, que renforcent les couleurs vives des costumes de scène, et la partition pour piano de Ligeti. Mais ce qui lie peut-être femmes et hommes, c’est cet exercice de la chute permanente dont on se relève à chaque fois : on chute seul ou à plusieurs, déclinant toute une gamme de combinaisons possibles. Une pièce époustouflante.
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< Le Centre Pompidou
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# Danse Concert de Ola Maciejewska.

On avait découvert la jeune chorégraphe il y a 2/3 ans dans la cour carrée du Louvre pour une performance dans laquelle elle se réappropriait la Danse serpentine de Loïe Fuller. Cette fois-ci dans sa pièce Danse concert donnée au Centre Pompidou, elle explorait les rapports de la musique et du mouvement en introduisant sur scène des theremins, instrument de musique inventé par le russe Léon Theremin dans les années 1920 et qui émet des sons en fonction des mouvements qui viennent modifier le champ électromagnétique qu’il produit. Si nous étions réservés au début du spectacle nous sommes sortis plutôt convaincu par cette proposition dans laquelle la chorégraphie (selon les (dé)placements des 3 danseuses dans l’espace scénique et les mouvements chorégraphiés, la dynamique d’exécution, la vitesse du geste) vient modifier le champ électromagnétique produisant en direct la partition musicale, inversant le lien habituel d’une danse dépendante de la partition musicale. 

# Ruth Childs, re-création de 2 pièces de Lucinda Childs.
Dans le cadre du festival Parades for FIAC, 4 pièces de la chorégraphe américaine étaient recréées par sa fille Ruth, dont 2 au sein de la collection du Musée national d’Art moderne du Centre Pompidou. Très beau moment que celui de voir des pièces datées du début des années 1970 réactivées au sein d’un des plus beaux musées d’art. Chorégraphies épurées et minimalistes, clarté du vocabulaire. Particular Reel de 1973 est un solo, une longue marche avec des mouvements de rotation du corps sur lui-même soutenu par l’élévation et la direction que donnent les bras. Reclining Rondo est un trio qui se déroule au sol. Tout est à l’unisson, seul l’orientation des corps subit des modifications.