Agenda décembre 2018

C'est pour bientôt !

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< Le Musée de l'Orangerie >
# Les Perles ne font pas le collier
le 3 décembre à 19H et 20h30.
Dominique Brun et Sylvain Prunenec sont danseurs et chorégraphes. Les questions relatives à la mémoire et à son interprétation fondent et nourrissent leur travail de recherche. Ils danseront leur duo devant les Nympheas de Monnet dans le musée de l'Orangerie. Réservation fortement conseillée par ici >. ____________________________
< Théâtre Municipal Berthelot, Montreuil >
# I’m sitting in a room de Joanne Leighton, 4 décembre 2018.
On recommande vivement cette pièce déjà programmée il y a peu au Regard du Cygne dans le cadre du festival Signes d'automne. On y revient plus bas. Programmation de l’Atelier de Paris/CDCN, réservation par ici >.
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< La Ménagerie de verre >
# Festival les Inaccoutumés jusqu’au 8 décembre.
Ce festival qui met à l’honneur la performance sous toutes ses formes propose encore quelques belles surprises d’ici le 8 décembre dont la Conférence sur rien de Jérôme Bel, relecture de celle donnée par John Cage, Lecture on Nothing, qui commence de la sorte : « Je n’ai rien à dire et je le dis ». Programmation complète par ici.
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< Centre Wallonie - Bruxelles >
# Stoel, par la Cie Nyash le 3 décembre.
Dans le cadre de sa programmation ‘On y danse’, le Centre Wallonie-Bruxelles propose une pièce de danse contemporaine pour adulte, et enfant à partir de 3 ans, dans laquelle la chaise devient un objet de tous les possibles. Spectacle à 14H30. Plus d’info et réservation par ici
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< Le Point Ephémère >
# Weekend focus #7, les 7, 8 et 9 décembre 2018.


Chaque trimestre, un Week-End Focus a lieu, mini-festival pendant lequel les compagnies en résidence, théâtre et danse, viennent présenter leurs travaux en cours ou achevés. Programmation par ici >. 
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< Centre national de la Danse - Pantin >
# A Dancer’s day, les 8 et 9 décembre 2018.











Depuis le 10 novembre, le CN D invite des lieux d’art du monde entier à investir à tour de rôle le lieu et à le transformer en un musée éphémère vivant. Ainsi pour son 3ème et dernier weekend, l’invitation est faite au Musée de la Danse, sous la direction de Boris Charmatz, de prendre possession du lieu. Sous l’intitulé A Dancer’s day, « le public est invité à venir vivre pendant six heures les moments qui composent la journée d'un danseur avec l'échauffement, le travail de répétition, le repas, la sieste, la représentation et la fête ». Il y aura donc de la danse, performances et spectacles à tous les étages. Programme complet >.
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< Micadanses
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# Faits d’hiver du 14 janvier au 20 février 2019.


C’est avec un peu d’avance que nous annonçons le festival Faits d’hiver de Micadanses, structure de soutien et d’aide à la diffusion de la danse contemporaine. La programmation de cet évènement se veut un soutien actif à la fois à la jeune création et aux chorégraphes déjà reconnus. Cette année ce sont Thomas Lebrun, directeur du CCN de Tours, Jan Fabre et Catherine Diverrès qui côtoieront les plus jeunes chorégraphes.  De nouveaux lieux partenaires font également leur apparition conne le Centre Pompidou. On note aussi dans cette édition 3 soirées consacrées à Sylvère Lamotte : la première constituée d’un duo, Ruines, et d’une pièce pour 20 interprètes, Corps Constellaires, se tiendra à la Mpaa de St-Germain ; les 2 autres soirées seront consacrées à sa dernière création, L’écho d’un infini, à l’atelier de Paris/CDCN. Programmation complète par ici.

C'était hier !

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# I’m sitting in a room de Joanne Leighton et la compagnie WLDN au Regard du Cygne.
I'm sitting in the room © Joanne Leighton
Tout d’abord on remarque ce (beau) marquage au sol constitué de lignes orthogonales et quelques diagonales quadrillant ainsi l’espace scénique. Le plateau encore vide, un texte est lu en voix off. Il s’agit de la traduction de la pièce I’m sitting in the room du compositeur américain Alvin Lucier qui décrit l’altération sonore qu’il va fait faire subir à son texte qui commence par cette phrase : « I’m sitting in the room… » et qui répété 32 fois se transformera peu à peu en une matière sonore dont tout sens aura disparu.
A tour de rôle, 2 danseuses et 2 danseurs vont investir le plateau, costumés en clown : tuniques au couleurs vives, tâche rouge à la pointe du nez. Pour autant leurs mines ne sont ni joyeuses, ni tristes non plus. On lit plus un sentiment de nostalgie sur leurs visages. Et l’on pense un peu aux clowns du plasticien Ugo Rondinone. Les interprètes vont faire l’expérience de s’asseoir en utilisant différentes parties du corps. Constituant tout d’abord des formes simples et évidentes d’assises par deux (comme s’asseoir sur les genoux, pieds, dos, hanches, etc.), ils/elles vont expérimenter finalement dans un mouvement d’altération tout aussi constant que celui qui touche le texte de Lucier, des formes plus inattendues et complexes d’assises pour constituer des moments de sculptures en équilibre précaire avant de repartir dans des déplacements et des reconfigurations toujours plus subtiles et comme détournées de leur objectif premier : s’asseoir. Car peu à peu nait cette impression qu’il s’agit moins ici de l’acte même de s’asseoir que de trouver un soutien, un étayage que propose le corps de l’autre permettant ainsi une élévation, même d’aussi bas que l’on puisse partir. Comme une petite leçon d’humanité.

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# Les vagues de Noé Soulier, Théâtre national de la danse de Chaillot.

Cette dernière création de Noé Soulier poursuit le sillon qu’il creuse depuis ces précédentes pièces sur la question du geste et sa décontextualisation. Ici et encore plus qu’avant, à partir d’indications motrices telles que lancer, éviter, frapper, etc., mais en en retirant toute finalité, le geste devient un pur geste chorégraphique et ne se référence plus que de lui-même, sans but pratique, en gardant toute son énergie, sa trace kinesthésique pour ainsi dire et sa capacité à activer en retour la mémoire des expériences propres du spectateur. Sur scène, 6 interprètes sautent, esquivent, propulsent des parties de leur corps, tombent et roulent au sol ensemble ou séparément, et expérimentent avec un réel engagement physique de multiples formes d’agencement et d’interaction à partir des quelques indications motrices évoquées plus haut. Accompagnés de 2 percussionnistes de l’ensemble Ictus, les danseurs occupent un plateau dépouillé de tout artifice hormis les instruments placés sur le côté. Les sons des percussions donnent à la pièce une certaine sensualité. L’écriture de la partition à laquelle a participé le chorégraphe suit le même processus que la chorégraphie : une structure commune qui permet aussi l’improvisation. « Nous chorégraphions la musique comme nous composons la danse". On pense un peu à Anne Teresa de Keersmaeker dont on connaît par ailleurs la grande proximité avec l’ensemble Ictus. Et le tableau final est particulièrement réussi qui voit s’interrompre les musiciens alors que les danseurs parcourent encore le plateau, variant les agencements et les figures, avec une énergie débordante.
 

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